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Cet immeuble de la place Saint-Augustin, est l’oeuvre de l’architecte en chef des palais nationaux, Charles Lemaresquier membre de l’Institut. Nous devons les statues surmontant les colonnes de la façade à des sculpteurs également de l’Institut :

Injalbert pour le « Turco », François Sicard pour le « Poilu », Jean Boucher pour le « Marin »et Paul Landowsky pour le « Cuirassier ». Ce bel édifice abrite un hôtel de 89 chambres, des salles de restaurant, un bar climatisé, un bistrot de prestige, une salle de fitness, une bibliothèque, des salons de réception pouvant accueillir jusqu’à 1000 personnes en cocktail et 500 couverts en repas, une salle de conférence de 250 places assises ainsi qu’une salle d’armes de grande renommée. Situé au coeur de Paris, le Cercle National des Armées accueille les officiers d’active, en retraite ou de réserve, les fonctionnaires de catégorie «A» ou assimilés du ministère de la Défense, ainsi que les titulaires de la Légion d’honneur, les auditeurs et anciens auditeurs de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (I.H.E.D.N.) ou du Centre des Hautes Etudes de l’Armement (C.H.E.Ar) ainsi que leurs familles et leurs invités.

L'histoire

Le Cercle National des Armées trouve ses origines dans un décret présidentiel du 5 février 1887 et dans une loi du 16 avril 1924 autorisant son implantation sur l’emprise de la caserne de la Pépinière.


Il fut bâti, de 1925 à 1927, sur des terrains libérés par la destruction d’une partie de la caserne de la Pépinière, dont sa façade. Le Président de la République Gaston Doumergue l’inaugura en 1928.


Le Cercle National des Armées de Terre et de Mer, qui se trouvait jusqu’alors avenue de l’Opéra, s’installa ainsi place Saint-Augustin.


Le bâtiment d’inspiration néo-classique est l’œuvre de Charles Henri-Camille Lemaresquier, architecte en chef des palais nationaux, né à Sète le 16 octobre 1870 et décédé à Paris le 6 janvier 1972 (il est inhumé au cimetière marin de Sète).


Il est le fils de Louis Lemaresquier, affichiste célèbre du XIXe siècle. Père de Noël Lemaresquier, architecte, qui le secondera puis lui succédera comme patron d’atelier à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris et le rejoindra à l’Académie des Beaux-arts de l’Institut de France. Il est également le beau-père de Michel Debré et le grand-père maternel de Jean-Louis Debré et Bernard Debré.


Élève, ami puis successeur à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, du premier Grand prix de Rome Victor Laloux, ses œuvres restent rares :


– Le Siège central de Félix Potin à Paris, 1910, n° 51 rue Réaumur ;


– L’Hôtel et l’Imprimerie des Journaux officiels, à Paris, rue Saint-Saëns ;


– Le Palais Berlitz à Paris, pâté de maisons compris entre le boulevard des Capucines, la rue Louis le Grand, la rue de la Michodière et la rue de Hanovre ;


– L’Hôtel de l’agence Havas à Paris ;


– L’École vétérinaire à Toulouse ;


– L’hôpital Sainte-Anne à Paris ;


– L’École des mécaniciens de la Marine à Saint-Mandrier-sur-Mer ;


– La Gendarmerie maritime à Toulon.


Des symboles militaires se retrouvent sur les décors sculptés. Ainsi, les statues remarquables surmontant les colonnes de la façade sont l’œuvre des sculpteurs, membres de l’institut : Jean-Antoine Injalbert pour le « Turco », François-Léon Sicard pour le « Poilu », Jean Boucher pour le « Marin » et Paul Landowsky pour le « Cuirassier ». Sur la façade latérale située au 35 rue Laborde, on peut y admirer des attributs guerriers (casques, piques, étendards) de part et d’autre de la fenêtre du 1er étage, et un char à cheval au-dessus de la fenêtre du second.